CENA. 2008.
Prolégomènes à des carnets de voyage
en Galles du Nord.
Georges Bertin.
1) contexte.
Bref historique du pays de Galles,
les chrétientés celtiques
La langue galloise.
Les récits arthuriens au Pays de Galles.
Bardd,Goddoddin,Manuscrits de langue galloise.
Sources latines.
2) programme.
Bref historique du Pays de Galles.
On situe le berceau de la civilisation celtique vers 2000 avant JC en Europe centrale (Bavière).
A partir du 1er millénaire, les celtes ont progressivement occupé toute l’Europe.
Ils arrivent en GB vers les 2ème 7ème siècles avant JC ; les romains occuperont l’Ile de – 43 à + 383 après JC.
C’est l’époque des invasions saxonnes et de l’affirmation d’une forte identité galloise.Vers 500 Arthur bat les Saxons au Mont Badon. Saint David, patron du Pays de Galles, meurt en 589.
Les gallois se donnent pour nom cymry : les compagnons.
Pour les saxons ce sont des wealhas, étrangers d’où Welshs.
Chrétientés celtiques (ou insulaires) : passant pour avoir été fondée par Joseph d’Arimathie au premier siècle, s’inspirant de la spiritualité des pères du désert, elles se sont développées dans la mer d’Irlande du 5ème au 6ème siècles parmi les peuples celtes britanniques (communauté linguistique) grâce au réseau des monastères en Ecosse et aussi sur le continent. Leurs rituels étaient différents mais sans opposition à Rome. •
Enracinement dans les Traditions de l’Ancien Testament plus que de l’Evangile,
• Date de Pâques n’est pas calculée à la même époque,
• Tonsure des ecclésiastiques diffèrente,
• Confession publique et pénitence,
• Culte de Saint Pierre,
• Culte de la présence mystérieuse du divin, célébration de sa présence dans la création.
Après le sac de Rome en 410 et la perte d’influence des romains qui en résulta, la Mer d’Irlande devint le centre d’une nouvelle culture d’où émerge une fore originale de chrétienté dite insulaire (cf. saint Patrick).
Aux 6ème et 7ème siècles, les moines irlandais établissent leurs monastères de part et d’autre de l’Ecosse (Saint Columba) encouragé par le pape Honorius (fondation de Bobbio, it.).
La chrétienté s’organise autour des abbayes face à une église organisée autour des évêques. Bientôt considérée comme anarchique, elle fut détractée et détruite.
La langue galloise (cymraeg) : langue indo-européenne, elle appartient au groupe insulaire britannique, qui comprend deux groupes :
• Le gaélique : gaélique irlandais, dérivé du vieil irlandais, le gaélique écossais, et le mannois.
• le britonnique : gallois, cornique, breton, cambrien …
Ces langues se distinguent par la mutation consonantique, (importance des consonnes initiales après certains mots outils), l’ordre syntaxique sujet, verbe, objet non marqué, l’existence de deux genres grammaticaux, la formation du génitif par l’apposition, etc…
Les locuteurs ne se comprennent que par sous groupes.
On distingue près de 40 dialectes locaux.
Le gallois est la langue celtique la plus vivace, elle contient deux dialectes, Nord et Sud.
Les textes les plus intéressants sont ceux des 12ème -15ème siècles.
On a trouvé nombre de toponymes mentionnant Arthur. La Bible a été traduite en gallois au 17ème siècle ce qui a favorisé sa diffusion.
Le gallois est aujourd’hui parlé par 611000 personnes en Pays de Galles (22% de la population) et 133000 en Angleterre, environ 2000 000 dans le monde en tenant compte de la diaspora.
En 1993, une loi la « Deddf laith » impose le bilinguisme à l’administration la reconnaissant comme langue royale.
Noms courants : • roi : brenin, • ville : dinas ,• place : sgwar,• bière : cwrw• bonjour : Boreda ( boréda )• pub : tafarn, (tavaarn) • bonne nuit : Nos da (Noss da),• merci : Dialch (dialk),• santé : lechud Da (lerid da)• au revoir : Hwyl Fawr (hoo il Vaour),• château : Caer (Kair)
Littérature galloise.
Sources celtes : les plus anciens écrits datent du 6ème siècle, ils sont rédigés en gallois médiéval. Dés le 5ème siècle on a trace de poésie.
Les Bardd. Pour le professeur Martin Aurell (La légende du roi Arthur, Perrin 2007), les bardd au 6ème siècle combattent les envahisseurs britanniques , ce sont des conteurs professionnels, d’origine nobiliaire ou druidique connus pour leur mémoire et leurs performances orales. Ils forment une caste héréditaire ; initiés au sein de leurs familles, ce sont de véritables conservatoires des mythes celtes, à la fois poètes, généalogistes, conteurs. On distingue deus catégories : le pencerdd qui chante avant les autres et le widd conteur plus que poète.
La poésie héroïque de Galles est le fait des Cynfeirdd, poètes anciens, dont le plus connu est Taliésin, barde (534-599), du roi de Powys Brachfoël. Tennyson en a fait le barde d’Arthur au 19ème siècle
Les Eisteddfod, Olympiades galloises de la culture, furent fondés en 1176 par Rhys ap Gruffyd, au château de Cardigan, il s’agit de festivals gallois bardiques de littérature, musique, poèsie, théâtre qui ont été réactivés en 1792 par Iolo Morganwg, fondateur du Gorsedd de l’ile de Bretagne et néo druide , ils se déroulent entièrement en langue celte .Le Festival national attire chaque année aujourd’hui 6000 compétiteurs et 150 000 visiteurs. Il existe maintenant un festival international à Llangolen chaque année en juillet et des essaimages à l’étranger. Ils témoignent de la vitalité des traditions poétiques et bardiques galloises.
Chanteurs : ils perpétuent également ces traditions, les plus connus sont Elin Fflur, Meinir Gwilyn, Elin Lanto, le Goldie Lookin choir, Catherine Jenkins (Music of the night), Julie Fowls (Folk song), Muireann Nic Amhlaoibl, Elain Morgan et dans le domaine classique : Iona Jones Soprano.
Littérature médiévale.
Gododdin. Poème élégiaque du 7ème ou 9ème siècle. 570 : Mynyddog Mwynfawr le riche chef des Gododdin attaque les Angles dans le Sud, met le siège devant Caireth, ce sera une catastrophe. Sur 363 guerriers 1 seul survécut. Pour les lancer à l’attaque, le roi avait réuni les chefs des tribus britanniques pendant un an à festoyer dans son château, à Din Eidyn.En souvenir le barde Anairin (un des cinq grands bardes mentionnés par Nennius) compose les Gododdin, épopée élégiaque consacré aux héros de la bataille, un des premiers écrits gallois.
On en conserve, en 1250, le livre d’Aneirin. Le strophe 102 y fait mention d’Arthur, parangon du combattant. Diverses interpolations ont vu le jour, et le poème a influencé la littérature galloise du Moyen Age aux romantiques.
Les Mabinogii ou Mabinogion, de Mab : mot gallois pour fils ou garçon, soit « Les contes de la jeunesse »Publiés en 1949 par Lady Charlotte Guest.
2 collections :
• White book of Rydderch de 1325 conservé à Aberstwyth, écrit à l’abbaye de santa Florida (Ystrad Ffur) au royaume de Deheubarth pour Rhydderch ab Lewan Llywd de Glyn Aeron à Caerdigan, contient les Mabinogion.
• Red book of Hergest en 1400 (plus complet) : compilation de prose et poésie. Conservé à Oxford, Livre de Taliesin .
Dans la seconde branche des Mabinogions, Bendigeiduras y séjourne 80 ans agréablement.
• Le Livre noir, Black book of Camarthen , v 1250, copié à Camarthen, en terre gaélique, raconte des histoires de héros de navigations…, c’est le plus ancien.
Preidden Annwyn, poème gallois en stances,
En 1961 on publie les fragments d’un cycle complet du héros Prydin, né à Pwyll et de Rhiannon (première branche) mort à Gwydin (4ème branche).
Ce poème gallois en stances de 8 lignes, (The spoils of Annwyn) trouvé dans le Livre de Taliésin, est incomplet et énigmatique et racinte le voyage d’Arthur et de ses compagnons à Caer Siddi (le Sidhe, château des fées) pour retrouver un mystérieux chaudron.
Caer Siddi apparaît aussi dans un autre poème de Taliésin, c’est un endroit où il n’y a ni malheur ni chagrin et où les souvenirs du passé n’affligent pas celui qui y séjourne. Trois instruments y jouent autour d’un feu. C’est le siège d’une forteresse imprenable dont les angle sont entourés apr la mer avec une fontaine inépuisable au dessus, et dont l’eau est plus douce que le vin blanc.Rhiannon est Rigantona la grande déesse reine tandis que Prydin est son fils le dieu irlandais Cuchulainn. Ils sont associés avec les chevaux et la mer. Dylan, fils de Aranrhol plonge dans la mer car il y est né. Le fils de Llyr, Mamawydan est le dieu de la mer. C’est un endroit où il n’ay a ni malheur, ni chagrin, et où les souvenirs du passé n’affligent pas celui qui y séjourne. Une forteresse y est entourée par la mer sur quatre côtés et une fontaine inépuisable est au centre, dont l’eau est plus douce que le vin blanc.
Les Triades de l’Ile de Bretagne (14ème -17ème siècles ) sont de courtes histoires transcrivant des traditions orales, copiées à partir du13ème siècle.Tous ces récits mettent en scène un chef de guerre (Gereint, fils de Erbin), chef des seigneurs associé aux chevaux, il est invincible. Ainsi Arthur combat 9 ennemis à la bataille. Le héros est le chef des seigneurs, et possède les objets sacrés : épée, lance, bouclier, manteau, bateau, un chien magique Cavall qui tue l’Yskithrwynn. Il entretient une relation avec l’au-delà, telles les expéditions d’Arthur sur son navire Prydwinn pour prendre le chaudron d’abondance, talisman gardé par 6000 guerriers dans une forteresse quadrangulaire et en verre où Gwair est emprisonnée. Ils s‘agit d’un récit d’imrara soit une navigation à l’appel d’une fée pour s’approprier les dépouilles de l’Autre monde.
Dans Qui est le portier ?, un gardien récalcitrant interdit à Arthur et à ses compagnons d’entrer ; Récit d’exploits dont le fait d’avoir transpercé à Anglesey Le chat de Palug (anthropophage) qui se nourrissait des 180 guerriers de l’île, on y trouve monstres à tête de chien et sorcières. On retrouvera encore le Chat de Palug dans Les Triades, Le roman des français (1155-1204), la suite Merlin (1230-1234).
Qui est le portier ? raconte la victoire du Mont Badon, reprise dans l’Historia Britonum, où 600 guerriers périssent et où l’on assiste au combat de Ker et Llochaw, fils d’Arthur.Dans La seconde bataille de Mag Tured, (récit gaélique ancien irlandais traduit au 13ème siècle), on assiste au combat entre les Fomoire, et les Tuatha de Danan (fils de la déesse Ana) pour pénétrer dans Tara. Le Dieu Lug y décline sa généalogie et sous son autre nom Samildanach (le maître des Arts et Métiers) et dresse la liste des arts qu’il maîtrise.
Kulwch et Olwen est un récit composé à partir de traditions orales, conte où le portier Gwelwyd Gavaelvowr, engage la conversation. Il s’agit d’un conte tribal qui reflète la vie du temps. Arthur y est un héros surnaturel qui passe un traité avec Kulwch. Il combat le géant Yspadaden, père d’Olwen, et conquiert le chaudron d’argent. Il est présenté dans ces récits comme le protecteur de l’Ile de Bretagne. Il déterre la tête de Bran, fils de Llyr, de la colline blanche de Londres et par son action épargne l’invasion de l’île. Il est en contact avec l’Autre Monde.
La Chasse au sanglier Twrch Trwyth : thème de chasse surnaturelle, (le sanglier est l’animal des druides) incarne la lutte de l’Ours (Arth) contre le sanglier, soit des guerriers contre les druides. Celui qui s’empare du sanglier conquiert vigueur et souveraineté. Il s’agirait aussi d’allégories de révoltes contre les normands. Le sanglier ravage l’île (Sud galles) à partir de l’Irlande et l’histoire symbolise le retour en 1081 de Grieffed ab Cynon, roi Gwynedd, (NW de Wales), exilé par les normands qu’il combat victorieusement, ou de Grified ap Rhys successeur du premier en révolte contre Henri 1er (1100-1135) roi d’Angleterre. Arthur ici rassemble les gallois contre le sanglier càd le roi d’Angleterre accusé d’avoir tué son frère Guillaume le Roux.
Sources latines, les vitae :Vers 100-1130, 5 vies de saints copiées dans le scriptorium de Marmoutiers (prieuré bénédiction doté par Wihenoc de Dol de Bretagne, rattaché à St Florent de Saumur), mentionnent Arthur : en Wales : St Cadog, St Illtud, St Carannog, St Padern, et à Glastonbury, St Gildas.
Le contexte de l’époque : les normands imposent des saints étrangers comme Augustin de Cantorbéry, et les gallois ripostent avec leurs saints. Ex en 1107 -1130 , le normand Urban (Llandalf) encourage la vie de St Cadog pour faire valoir ses droits sur son diocèse. Nous avons donc affaire à une hagiographie de combat et d’intérêt.
Nennius. Il est disciple d’Elfoddw, Elvogadus, évêque de Bangor (768-809), église celte chrétienne et aurait travaillé pour le roi de Gwynedd, Merfyn Frych. Son Historia Britonnum est une compilation d’écrits des 9ème et 10ème siècles et comprend :
• Préface,
• Histoire de l’Ile,
• Généalogie des rois bretons,
• Comput.
Il réserve un rôle d’excellence aux celtes, descendants des Troyens, et à leur capacité de résistance manifestée par la prophétie d’Ambrosius qui incarne l’espoir breton.
Les Annales de Cambriae. 954. (Cambrie = Galles).
Liste des généalogies romaines, compilées au 10ème siècle à Saint Davids, ville épiscopale du Dyfed. Racontent les événements de 454 à 954 dont la Bataille du Mont Badon, où Arthur porte la croix, et où Medwrad le soutient.
Geoffroy de Monmouth, issu d’une famille d’Armorique, mort en 1155, après une carrière à oxford où il devient magister, membre du chapitre de Saint Georges fondé en 1074 par le normand Robert d’Oilly, a pour prévôt Gautier, archidiacre d’Oxford qui lui procure un livre ancien en langue celtique. En 1151, il est évêque de Saint Asaph dans Nord Wales et est consacré à Cantorbéry en 1152. Il ne prendra jamais son siège vu l’opposition d’Owain, prince de Gwynned, aux rois anglais. Il a fréquenté la très haute aristocratie normande. Il publie l’Histoire des rois de Bretagne -historia regum britanniae- (1136-1137), dédiée à Robert de Gloucester, seigneur de Caen, bâtard d’Henri 1er Beauclerc. Il restera attaché à Caen qu’il dira fondée par Keu et à Bayeux, fondée par Bedoier. Robert soutient, contre le roi Etienne de Blois, le camp angevin pendant la guerre civile de succession et donc Mathilde l’empresse, petite fille du Conquérant, épouse en seconde noces de Geoffroy le Bel Plantegenêt.
On lui doit aussi Les prophéties de Merlin (1134-1135). Ainsi qu’une Vie de Merlin -Vita Merlini- (1149-1151).
Les récits refléteront aussi ses parti-pris. C’est un admirateur des bretons et de leurs rois, particulièrement des celtes gallois, qui ont pour lui, une mission civilisatrice.En 1135, les trois royaumes de Galles chassent les normands de plusieurs forteresses dans le Sud est des Wales.
En 1158, Margon ab Owain prend Usk, restaure le titre perdu par son grand père Carady, prince de Gwent, Geoffroy y déploiera la cour à Caerleon au détriment de traditions plus anciennes. Ainsi les gallois se vantent de reconquérir l’île avec Arthur revenu de l’au-delà. Panceltisme : celui-ci est donc à rapprocher de la révolte anti normande.
Pour Geoffroi, Constantin le grand père d’Arthur provient d’Armorique, il valorise ainsi l’archevêché de Dol (12ème siècle) et les Cornouailles lieu de la conception d’Arthur. Arthur y est le paladin de l’indépendance et de la grandeur bretonne sa matière de Bretagne y est ainsi une riposte ouverte à la matière d’Angleterre.
Pour Aurell, Geoffroy compose le récit des origines de GB à partir des traditions orales celtiques, et des renseignements qu’il puise dans la décadence de Bretagne de Gildas, dans l’Histoire ecclésiastique des Anglais de Bède le vénérable, et dans l’histoire des bretons de Nennius. Quitte à malmener ses sources, ces récits lui fournissent une structure qu’il interprète alors en fonction du contexte de l’époque à la gloire des bretons insulaires et notamment les celtes du pays de Galles au détriment des normands « dehors Normands ! » écrit-il dans la Vita Melini. Pour lui Arthur est bien le paladin de l’indépendance bretonne.
Contre offensive, la découverte de la tombe d’Arthur à Glastonbury 50 ans plus tard ira en sens inverse. Si Arthur est enterré, c’est qu’il ne pourra revenir !
La figure d’Arthur dans ces récits renvoie au paganisme celte : géant entouré de colosses, il participe à la chasse au sanglier , roi transformé en bête sauvage suite à une punition divine, il navigue vers l’Autre Monde, affronte un cerbère intraitable veut obtenir dans cet Au-delà quelques talismans de richesse et de domination, ou libérer sa femme retenue par des forces mystérieuses, il reviendra un jour mener son peuple à la victoire.
Avatar tardif d’un héros mythologique il fait partie des récits folkloriques et se trouve figé dans la topographie.
Géant protecteur tantôt bonnasse tantôt tragique, c’est un héros fondateur.Le contexte des récits vient ici interpoler avec ces bases et nous disent aussi la situation de l’aristocratie de l’île abandonnée à elle-même par les romains et dans une situation désespérée face à ‘envahisseur germanique.
Programme du voyage du CENA (mai 08).
Le voyage : sites visités.
JEUDI 8 05 08 :
Déjeuner à STRATFORD UPON AVON : ville natale de Shakespeare (1564-1616), poète et le plus grand des dramaturges anglais (Hamlet, le roi Lear, Macbeth, Titus Andronicus, la Tempête, Les joyeuses commères de Windsor, Falstaff… On montre, à Stratford, sa maison natale et les lieux de son enfance et de sa retraite.
Dîner et coucher à Capel Curig, station sportive et de randonnée. Notre camp de base.Camp romain Caer Uugwy et chapelle saint Juliette (6ème siècle).
VENDREDI 9 :
LLANGOLLEN (cf festival international Eisteddfod voir supra). C’est le site de l’Arthur des âges sombres, celui qui combat les saxons. Une des plus jolies villes du pays de Galles, marché très ancien.
* château de CORBENIC (=DINAS BRAN) c'est le château du Roi Pêcheur : une place importante dans l’histoire du saint Graal. C’est là que Alain le gros, neveu de Joseph d’Arimathie, le garde auprès de son fils Joséphé. Très âgé, il arrive dans une lande gardée par un roi qui souffre de la lèpre, il le soigne avec le Graal et à son retour lui offre un château au dessus d’une rivière, quand la construction est finie, apparaît une inscription : CORBENIC., vieux mot français qui signifie corbeau. On a la même version en gallois. Au 17ème siècle, une légende raconte qu’il y a une grotte sur Dinas Bran, avec un trésor qui ne sera découverte que par un garçon suivi d’un chien aux yeux d’argent « le chien capable de voir le vent ».
* La croix de Guenièvre, (Cross Gwenhwyfar), c’est le seul site qui porte le nom de Guenièvre en GB.
* World’s end, le bout du monde sous les montagnes Rouges, relié aux âges de bronze.VALLE CRUCIS ABBEY, pour les gallois, c’est le véritable Glastonbury, St Collett en fut le premier abbé. Dans les ancêtres des chefs de Powys, on trouve Vortigern qui rencontre Merlin à Dynas Amrys (voir infra) et sera tué par Uter Pendragon. Au 19ème siècle on y a trouvé de nombreux objets romains et saxons indiquant que le site était actif à la période d’Arthur ainsi qu’une fondation religieuse en bois peut-être la première église de Joseph d’Arimathie. On y a encore trouvé un exemplaire du Coran du 13ème siècle (apporté par un croisé ?).
A proximité le pilier d’Eliseg érigé au 9ème siècle par les ancêtres des roi du Powys. On y a trouvé des objets de la période romaine qui prouvent que le site était actif à la période arthurienne et un Coran du 13ème siècle.Voir aussi le canal de Llangollen, de la période victorienne.
CRAIG ARTHUR. St Collen au 7ème siècle patron de Llangolen a affronté là une géante qui gardait Bwlch Rhiwvelen, le passage du sabot de cheval. Le saint coupe le bras droit de la géante qui continue à l’attaquer puis son bras gauche , elle appelle Arthur à son secours.
Au dessus du paysage on observe une étrange formation appelée Chaire d’Arthur, sur la falaise. (lien avec le gigantisme).Source naturelle.
FLYNNON COLLEN : A St Collen sourt une source où St Collen se lava les mains après son combat avec la géante. St Collen Church : au centre ville, l’Eglise est bâtie à l’endroit du monastère de la période normande et remaniée au 15ème siècle. Vitraux.
SAMEDI 10 :
Autour de la montagne de CAER IDRIS, lieu des bardes, montage magique où se terre un géant.
Selon les gallois, quiconque y passerait seul une nuit en redescendrait fou… ou poète !
* CORRIS – King Arthur’s labyrinth : une aventure souterraine à la découverte des légendes galloises d’Arthur. Cité dans les Mabinogion.
* Lac LLYN LLYDAW au coeur du parc national de Snowdon . Pour les gallois c’est la demeure de la Dame du lac, et le lieu du jet de l’épée Excalibur, c'est de là qu'Arthur est parti pour l'île d'Avalon après avoir été blessé lors de la bataille de Camlan.
* DINAS EMRYS : C’est l’endroit où le dieu celte de la Santé et du soin Llud Llaw Ereint enterra les deux dragons combattants. "La forteresse d'Ambrosius" en gallois (le château où s’établit le roi Vortigern fuyant les saxons). C’est le siège de l’un des plus énigmatiques légendaires de l’histoire britannique. Racontés par Nennius, elle concerne Vortigen et les dragons qui rendaient impossible la construction et la prophétie de Merlin grâce à laquelle il sauve son existence et résout le problème de Vortigern. La construction actuelle, forteresse du Gwynedd, date de 1240.
DIMANCHE 11 :
Le bord de mer
*Caer CONWY : une des plus grandes forteresses médiévales d’Europe, construite par James of St Georges d’Esperanche, architecte d’Edward 1er, en 1283-87, sur la rivière Conwy. En face un château primitif Deganwy. Il avait pour fonction de protéger la colonie anglaise implantée en pays de Galles de l’hostilité des populations locales. En effet depuis la conquête de l’Angleterre jusqu’à la conquête d’Edward, les gallois ne connaissaient que des nobles aventuriers normands, sans scrupules.
Edward 1er, (1239-1307) compléta la conquête de son père Henri 3 et construisit toute un ligne de châteaux pour garder les marches. En 1254, il fut fait duc de Gascogne et se maria avec Aliénor de Castille, la fille d’Aliénor d’Aquitaine. Souverain négociateur, on lui doit les Provisions d’Oxford (1258). En 1271, on trouve en croisade à Acre. C’est aussi lui qui, ayant attaqué la France en 1297, pour faire valoir ses droits en Gascogne, dut y renoncer suite à la révolte de William Wallace (Braveheart) en Ecosse.
* BANGOR cathedral (possibilité de chœurs gallois).
La seule cathédrale du Royaume Uni à être en service continu depuis 525. a l’origine un monastère du 6ème siècle. Bangor était la ville principale du Gwyned (royaume de Veneda, du latin Venedotia) qui incluait Anglesey et Inis Mon. La cour se tenait à Deganwy Castle, près de Conwy, sur la rivière Conwy, construit par Edward en 1283-87.Fondée par saint Deinial, la première cathédrale en pierre, de style normand, date de 1120-1139. La porte principale date de cette époque. Elle a subi de nombreux dommages au 15ème siècle et fut restaurée au 19ème , complétée par une création victorienne. Les 6 cathédrales de Wales sont figurées sur ses murs, ele abrite la tombe du poète Garonwy Owain. Forme en croix, 137 pieds de long.
Deus vos gard.
